Transparence

D’où viennent les résultats ?

Une fiche peut réunir une étiquette photographiée, une base publique, un calcul et une estimation. Mon Assiette indique leur origine, leur mode de calcul et leurs limites.

Rédaction : Vérification documentaire : 8 août 2026

Comment lire la méthode en une minute ?

Mon Assiette privilégie d’abord la référence exacte et l’étiquette du produit, puis les bases reconnues adaptées au type d’aliment. Les quantités sont ramenées à la portion, la charge glycémique est recalculée de façon déterministe, et tout résultat dépendant d’une hypothèse reste signalé comme estimé.

Quel est l’ordre de recherche pour un produit ?

  1. Base centrale Mon Assiette : retrouver une fiche déjà enregistrée avec sa provenance et sa date.
  2. Code-barres et Open Food Facts : rechercher une référence commerciale précise et contrôler la complétude de sa fiche.
  3. Étiquette photographiée : recopier uniquement les valeurs réellement lisibles et leur base — 100 g, 100 ml ou portion.
  4. ANSES–Ciqual : compléter prudemment un aliment générique identifiable avec une composition moyenne.
  5. Recherche documentée ou estimation : intervenir en dernier recours, conserver les liens utilisés et abaisser le niveau de confiance.

Quelles sources correspondent à quelles données ?

Une seule base ne couvre pas correctement tous les cas. Mon Assiette choisit la source selon la nature de l’information : étiquette et Open Food Facts pour un produit de marque, Ciqual pour un aliment générique, et publications issues d’aliments testés pour l’indice glycémique.

DonnéeSource prioritaireCe qu’elle prouveLimite conservée
Composition d’un produit emballéÉtiquette du produit, puis Open Food FactsValeurs déclarées pour une référence donnéeRecette modifiée, saisie collaborative ou étiquette ancienne
Composition d’un aliment génériqueANSES–Ciqual 2025Composition moyenne documentée d’aliments consommés en FranceNe décrit pas forcément une marque, une variété ou une cuisson précise
Indice glycémiqueInternational GI Database et tables scientifiques 2021Valeur mesurée pour un aliment et une préparation testésUne valeur voisine appliquée à un autre produit devient une estimation
AllergènesÉtiquette ou information fournie par le restaurateurDéclaration réglementaire disponible au moment de la consultationL’IA ne garantit ni absence, ni contamination croisée

Comment les valeurs d’une portion sont-elles calculées ?

Quand une valeur est fournie pour 100 g, Mon Assiette la multiplie par la masse consommée puis la divise par 100. Pour une recette, les contributions de tous les ingrédients sont additionnées, puis le total est divisé par le nombre de portions indiqué.

Nutriment de la portion = valeur pour 100 g × masse consommée ÷ 100Exemple : 30 g de glucides pour 100 g et une portion de 60 g donnent 18 g de glucides.

Les données européennes et Ciqual distinguent déjà les glucides des fibres. L’application ne retranche donc pas une seconde fois les fibres de la valeur « glucides ». Une quantité absente, un rendement après cuisson inconnu ou un nombre de portions incertain réduit la fiabilité de l’ensemble.

Comment la charge glycémique est-elle calculée ?

La charge glycémique combine l’indice glycémique retenu et les grammes de glucides de la portion. Le logiciel recalcule systématiquement cette valeur après la génération d’une recette afin d’éviter qu’un résultat proposé par l’IA contredise la formule.

CG = IG × glucides de la portion ÷ 100Exemple : IG 50 × 30 g de glucides ÷ 100 = charge glycémique 15.

Une formule correcte ne rend pas exactes ses données d’entrée. Si l’IG est celui d’une catégorie proche ou si la portion est supposée, la charge glycémique reste une estimation théorique. Les tables internationales 2021 séparent elles-mêmes les valeurs obtenues selon la méthodologie ISO des résultats issus de méthodes moins robustes.

Comment l’indice glycémique est-il attribué ?

L’IG n’est pas calculable à partir du seul tableau nutritionnel. Le catalogue distingue une mesure ou référence publiée d’une estimation de catégorie. Un code-barres ne reçoit une valeur dite exacte que lorsqu’il est relié à une référence documentée ; sinon, le nom et la préparation sont rapprochés d’un aliment générique et le résultat est affiché avec une confiance faible.

La préparation compte : variété, maturité, broyage, durée de cuisson, refroidissement et composition du repas peuvent modifier la réponse. La HAS rappelle en 2025 que l’IG est variable et qu’il ne doit pas conduire à créer de nouveaux interdits alimentaires.

Que signifient la courbe et l’effet tampon ?

La courbe glycémique est une représentation pédagogique construite à partir des glucides, de l’IG estimé et de la composition du repas. Elle ne prédit pas la glycémie réelle d’une personne. L’effet tampon est un score interne explicatif, pas un indicateur clinique validé.

Fibres, protéines et lipides peuvent modifier la vitesse d’absorption et le contexte du repas, mais ils ne permettent pas de calculer une courbe physiologique individuelle sans mesure réelle. L’OMS recommande d’évaluer la qualité des glucides à partir de plusieurs dimensions, notamment les sources alimentaires et les fibres, plutôt que d’un chiffre isolé.

Comment intervient l’intelligence artificielle ?

L’IA aide à lire une image, reconnaître un produit, transcrire une recette ou un menu et formuler des explications. Elle ne devient jamais une source scientifique par elle-même : les valeurs qu’elle propose doivent être reliées à des données identifiables ou présentées comme des estimations.

Pour les recettes et menus, l’IA formule des hypothèses de quantités et de préparation. Le serveur applique ensuite les calculs déterministes disponibles, notamment celui de la charge glycémique. Les photos et documents sont transmis à l’API professionnelle d’Anthropic pendant l’analyse ; les modalités de conservation annoncées sont détaillées dans la politique de confidentialité.

Quels sont les niveaux de fiabilité ?

  • Élevée : référence précise, source identifiable et données cohérentes ;
  • Moyenne : référence probable ou valeurs directement lisibles mais fiche partielle ;
  • Faible : catégorie générique, portion supposée, document partiellement lisible ou estimation assistée par IA.
Limite essentielle : aucun de ces niveaux ne permet de prévoir une glycémie personnelle, de confirmer l’absence d’un allergène ou d’adapter un traitement. Ces décisions relèvent de l’étiquette à jour et des professionnels de santé compétents.

Exemple réel de traçabilité dans l’application

Lorsqu’une photo montre des jeunes pousses de chou rouge et un tableau nutritionnel sans marque, Mon Assiette peut conserver les chiffres réellement lus sur l’emballage et compléter certains champs génériques depuis Ciqual. La fiche doit alors distinguer « lu sur l’étiquette » de « valeur moyenne ANSES–Ciqual » et ne pas fabriquer une marque ou un code-barres.

Références scientifiques et institutionnelles

Références contrôlées le 8 août 2026. Les liens conduisent vers l’organisme éditeur, le texte réglementaire ou l’index bibliographique de la publication.

SJ

Créateur, éditeur et rédacteur de Mon Assiette. Il documente la méthode du logiciel sans revendiquer de qualification médicale. Aucune relecture spécialisée n’est affichée à ce jour.